Comment fonctionne le radar pluie ?
Il localise les précipitations, estime leur intensité et permet de suivre leur déplacement presque en temps réel.
Le radar de précipitations est un détecteur de localisation et d’intensité des précipitations. Matériellement, il s’agit d’une antenne parabolique tournant sur 360° et protégée des intempéries par un radôme. Un calculateur contrôle la rotation de l’antenne, à la fois à l’horizontale et à la verticale, ainsi que l’émetteur-récepteur d’ondes.
Le radar émet périodiquement des impulsions électromagnétiques. Une partie de l’onde est réfléchie par les hydrométéores, comme les gouttes de pluie, les flocons de neige ou les grêlons, puis reçue par le radar. Cette proportion reçue est appelée réflectivité et est mesurée en décibels, en dBZ. Cette mesure permet au radar de connaître la localisation des échos, mais aussi l’intensité des précipitations représentée sur la carte ci-dessus.
Il ne s’agit toutefois pas d’une réflectivité brute. Pour obtenir cette cartographie, un traitement est nécessaire afin de retirer les échos parasites provoqués par le relief, les oiseaux, les insectes ou encore certains plans d’eau. La réflectivité est également convertie en une estimation de l’intensité des précipitations, exprimée en millimètres par heure.
Un radar a une portée limitée, généralement comprise entre 50 et 200 km. Cette portée dépend notamment de la longueur d’onde émise. Il est donc nécessaire de mailler le territoire avec plusieurs radars afin de couvrir l’ensemble des zones géographiques.
Le réseau ARAMIS de Météo-France
En France, Météo-France gère un réseau d’environ 30 radars appelé ARAMIS. Trois types de radars sont utilisés selon leur bande de fréquence et leur longueur d’onde.
Les radars couvrant la Bretagne
En Bretagne, trois radars sont installés : à Guipavas (29) et La Treillière (44) en bande C, ainsi qu’à Noyal-Pontivy (56), installé plus récemment en 2018, en bande X. Le radar en bande C de Jersey, géré par le Met Office, le service national britannique de météorologie, complète le dispositif et contribue à couvrir l’ensemble du territoire breton.